Avant 1798, il n'y avait pas de forces armées relevant de la Confédération, mais uniquement des Milices cantonales. Cependant, la volonté d'assurer une défense commune (Défense nationale) et de se préserver des dangers intérieurs et extérieurs fut dès le XIIIe s. un des principaux motifs des alliances confédérales. Les traités prévoyaient que les alliés devaient accorder une aide militaire s'ils en étaient requis par un canton menacé. Grâce à ce système, la Confédération parvenait, surtout au bas Moyen Age, à mettre rapidement sur pied une force d'intervention. Elle ne réussit toutefois pas à créer une vraie armée fédérale, malgré les réformes entreprises aux XVIIe et XVIIIe s. (Défensionaux). La défaite face aux armées de la République lors de l'Invasion française de 1798 sonna le glas de l'ancien système de défense. La création d'une armée fédérale devint pour trois quarts de siècle un des principaux thèmes de la vie politique. La Constitution de 1874 remit enfin à la Confédération la disposition de l'armée, les cantons ne conservant que des compétences réduites (art. 19, repris dans l'art. 58 de la Constitution de 1999).
1 - République helvétique et Médiation