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Johann RudolfMerian

15.3.1797 à Bâle, 25.10.1871 à Bâle, prot., de Bâle. Fils de Rudolf, commerçant, et d'Elisabeth Socin. Frère de Peter (->). 1828 Charlotte Bernoulli, fille de Niklaus, marchand de produits pharmaceutiques. Après un apprentissage commercial à Bâle et Marseille, M. étudia les mathématiques à Paris et à Göttingen où il obtint un doctorat en 1827. Maître de mathématiques au Pädagogium de Bâle de 1829 à 1841, il fut professeur extraordinaire (1829), puis ordinaire (1830-1841) de mathématiques à l'université de Bâle et enfin professeur honoraire (1841). Administrateur du patrimoine de l'université pendant trente-cinq ans, M. débuta en politique en 1820-1821 en adhérant au Tugendbund, club politique qui critiquait avec modération les autorités bâloises. Il fit partie du Grand Conseil bâlois (1833-1869) et fut notamment membre du collège des bâtiments, qu'il présida de 1847 à 1851. Délégué à la Diète fédérale (1847-1848), il tenta vainement d'intervenir, avec l'aide du bourgmestre de Bâle Felix Sarasin, comme médiateur entre les cantons radicaux et conservateurs pour empêcher la guerre civile qui se profilait. Avec le même insuccès, les deux hommes prièrent le général Guillaume-Henri Dufour d'intervenir pour éviter que Bâle ne soit impliqué dans une éventuelle campagne contre le Sonderbund. Cette volonté de neutralité amena les Confédérés à porter durablement un jugement négatif sur le canton de Bâle. Conseiller aux Etats de Bâle-Ville (1853-1856), M. combattit avec succès la création d'une université fédérale.

Sources et bibliographie

  • AFam, StABS
  • E. Bonjour, «Briefe von Johann Rudolf Merian an Peter Merian aus der Sonderbundszeit 1847/48», in BZGA, 1947, 173-202
  • E. His, Basler Staatsmänner des 19. Jahrhunderts, 1930, 120-121
  • E. Bonjour, «Basels Vermittlung in den Sonderbundswirren», in AHVB, 39, 1948, 25-70
  • E. Gruner, L'Assemblée, 1, 456
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