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Johann HeinrichHirzel

Portrait de l'homme d'Etat thurgovien. Lithographie de Karl Friedrich Irminger (Historisches Museum Thurgau, Frauenfeld).
Portrait de l'homme d'Etat thurgovien. Lithographie de Karl Friedrich Irminger (Historisches Museum Thurgau, Frauenfeld).

6.12.1783 à Feuerthalen, 20.12.1860 à Frauenfeld, prot., de Zurich, d'Egelshofen (1808). Fils de Heinrich, secrétaire baillival à Kyburg. Célibataire. Formation de secrétaire dans le bureau de son père. A la mort de ce dernier (1797), H. devint aide de chancellerie chez Johannes Morell à la secrétairerie baillivale d'Andelfingen. Après de brefs engagements à l'ancienne chancellerie d'Etat de Zurich (1798), au tribunal cantonal de Zurich, auprès du receveur de Glaris, de l'accusateur public du Tribunal suprême de la République helvétique à Lucerne, et du gouvernement provisoire de Zurich, à l'administration du couvent de Rheinau (1800) ainsi qu'au bureau de liquidation des dîmes et cens à Glaris (1800), H. exerça de février 1801 à mars 1803 les fonctions de deuxième secrétaire de la Chambre administrative de Thurgovie, de secrétaire de la commission sanitaire thurgovienne, ainsi que de premier secrétaire du gouvernement intérimaire (octobre 1802). Puis il devint chancelier de Thurgovie (1803-1822), prenant la tête d'une institution qu'il organisa et développa, notamment en édictant un règlement et en fixant un système d'archivage. Il participa à différentes commissions et rédigea plusieurs lois (sur la police principalement). Il fut chargé d'enquêter sur les troubles de 1814 (tentative de coup d'Etat). Commissaire cantonal des guerres (1805, 1809, 1813 et 1815), inspecteur fédéral des frontières de 1811 à 1813, à l'époque du Blocus continental. Député au Grand Conseil thurgovien (1813-1831), il accéda au Conseil d'Etat (1822-1831), où il réforma les affaires militaires. Inspecteur de la milice avec le grade de colonel (1828), il fut nommé par la Diète commissaire fédéral des guerres pour quatre ans (1829). Au début de la Régénération, le Grand Conseil ne renouvela pas son mandat au gouvernement (1831) mais H. retrouva bientôt un siège au Grand Conseil (1834-1845). Politiquement réhabilité en 1837, il devint membre de la Constituante (1837), de la cour suprême (1837-1852) et de la chambre d'accusation (1856-1860), président des autorités militaires (1838) et inspecteur de l'arsenal (1841-1844). Membre (1823) et président (1827-1830) de la Société thurgovienne d'utilité publique.

Sources et bibliographie

  • J. C. Mörikofer, «Heinrich Hirzel», in ThBeitr., 6, 1865, 174-178
  • H. Brauchli, Thurgauer Ahnengalerie, 2003, 387-392
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En bref
Dates biographiques ∗︎ 6.12.1783 ✝︎ 20.12.1860

Suggestion de citation

Salathé, André: "Hirzel, Johann Heinrich", in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 03.09.2009, traduit de l’allemand. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/005070/2009-09-03/, consulté le 22.10.2020.