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HeiligkreuzZG

Couvent, dès 1982 prieuré de bénédictines du Mont Olivet ou olivétaines, situé dans la comm. de Cham ZG. La communauté fut fondée en 1853 par des sœurs de l'institut Baldegg, qui avait été fermé sur ordre du gouvernement lucernois. L'institut Baldegg-Cham fut érigé en 1859 près de la chapelle de la Sainte-Croix, à Lindencham, grâce à des dons. D'abord soumise à l'évêque de Bâle, la communauté fut dirigée par une mère supérieure dès 1858 et se sépara de Baldegg en 1862. Vouées à l'enseignement et aux orphelins (statuts de 1859), les sœurs prirent en charge des écoles communales pour jeunes filles et des maisons de pauvres dans les cantons de Zoug et de Lucerne, conformément à la vocation de la congrégation de Menzingen.

Reconnue comme corporation religieuse par le gouvernement zougois en 1865, l'institut développa ses activités de formation. Aux cours d'enseignement ménager vinrent s'ajouter des écoles normales pour institutrices (1902), pour maîtresses ménagères (1910) et jardinières d'enfants (1928), ainsi que des cours commerciaux, de langues et de soins infirmiers. H. est à l'origine de plusieurs filiales comme l'institut pour jeunes filles de Wiesholz (comm. Ramsen), créé en 1884, le centre de cure Kneipp à Dussnang ouvert en 1898, ainsi que des maisons de cure et des sanatoriums à Unterägeri et à Davos, fondés entre 1912 et 1934. Dès 1933, les sœurs dirigèrent l'hôpital des bourgeois de Zoug, puis, de 1960 à 1981, l'école d'infirmières qui en dépendait (administrée ensuite par le canton).

Dès 1931, H. participa au développement d'une mission avec noviciat à Yenki (Mandchourie orientale). Obligées de fuir Yenki, les sœurs fondèrent en 1951 une mission avec hôpital à Pusan (Corée du Sud), dont l'importance croissante poussa le couvent à diviser la communauté en deux prieurés en 1982, H. et Pusan, dirigés chacun par une prieure. Dans les années 1990, les sœurs de Pusan commencèrent à reconstruire la mission de Yenki.

La communauté rejoignit la congrégation bénédictine du Mont Olivet en 1892. Dès lors, son confesseur fut en principe désigné par Einsiedeln. La réforme du couvent, réalisée en 1962, fut approuvée par le pape en 1963. L'internat, le couvent et la chapelle de la Croix furent rénovés dès 1966. La diminution du nombre de religieuses obligea H. à renoncer à différents postes extérieurs après 1980. Les sœurs étaient 60 en 1889, 347 en 1940, 366 (48 à Pusan) en 1962, 128 (400 à Pusan) en 2002.

Sources et bibliographie

  • HS, VIII/2, 338-356

Suggestion de citation

Dubler, Anne-Marie: "Heiligkreuz (ZG)", in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 05.12.2007, traduit de l’allemand. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/007499/2007-12-05/, consulté le 24.10.2020.