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Chanoinesses

Attesté dès le IVe s. dans les écrits des Pères orientaux, le terme qualifie les femmes pieuses qui assurent certaines fonctions dans une église. Dans l'Occident chrétien, son acception concerne les vierges et veuves qui font vœu de chasteté, mais ne sont pas systématiquement rattachées à des églises. La règle est établie en 816: vie commune, lecture, fidélité à l'office sont exigées. La division des biens et la cessation de la vie commune distingueront plus tard les chanoinesses régulières des séculières. En Suisse, plusieurs collégiales sont attestées: Cazis, Mistail, Schänis; il n'est pas sûr qu'elles aient suivi la règle des augustins. Olsberg, couvent de cisterciennes, devint en 1790 un chapitre de dames nobles et fut supprimé en 1811. On peut mentionner aussi Säckingen dans le Fricktal. Les pays germaniques passés à la Réforme maintinrent l'institution des Damenstifte, chanoinesses séculières.

Sources et bibliographie

  • J. Siegwart, Die Chorherren- und Chorfrauengemeinschaften in der deutschsprachigen Schweiz vom 6. Jahrhundert bis 1160, 1962
  • HS, III/1, 253-255, 279-281; III/3, 831, 842-843
  • LexMA, 5, 907