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Johann JakobSpeiser

Lithographie de Friedrich Hasler pour la Galerie Nationale: les Suisses célèbres des temps modernes, publiée de 1867 à 1888 (Dictionnaire historique de la Suisse, Berne).
Lithographie de Friedrich Hasler pour la Galerie Nationale: les Suisses célèbres des temps modernes, publiée de 1867 à 1888 (Dictionnaire historique de la Suisse, Berne).

27.2.1813 à Bâle, 8.10.1856 à Bâle, prot., de Wintersingen et, en 1816, de Bâle. Fils de Johann Jakob, marchand de drap et de porcelaine, et d'Anna Margaretha Baumgartner. 1839 Dorothea Esther Hauser, fille de Daniel Kaspar, aubergiste, petite-fille de Johann Jakob Faesch. Gymnase, apprentissage de commerce à Lausanne (1828-1831). S. entra dans le négoce paternel de drap et effectua des séjours à Mulhouse, Marseille, Bordeaux et Liverpool. Il travailla à Bâle comme agent dans des entreprises françaises et anglaises de commerce en gros (dès 1839). Il fut juge au tribunal civil (1843) et député au Grand Conseil de Bâle-Ville (1852). Il fonda avec Karl Geigy en 1843 la Société de banque de virements et de dépôts de Bâle, dont il devint le directeur, ce qui marqua la fin de son activité commerciale. En 1845, elle fut remplacée par la banque d'émission de Bâle, placée sous la responsabilité des mêmes personnes et dirigée par S. jusqu'en 1855. Elle réussit à surmonter les années de crise (1847-1850), marquées par les troubles politiques en France néfastes à l'économie bâloise, grâce à la fondation du Kreditverein (1848), dont S. fut l'instigateur. Ayant participé à la création de plusieurs banques en Suisse, il fut à l'origine de la collaboration des banques pour simplifier la circulation des billets de banque (1850). En 1849, S. fut chargé par la Confédération de la mise en œuvre de la réforme monétaire. Réticent au départ, il défendit l'introduction en Suisse de l'unité monétaire française, telle que prévue par la loi sur la monnaie de mai 1850. Il réussit à limiter les pertes dans l'application de la réforme (1851-1852) et réorganisa la comptabilité de l'administration fédérale des finances (1848-1849). Lors de la votation sur la loi des chemins de fer (1852), S., partisan d'un réseau d'Etat, exprima ses réserves face aux monopoles privés. Avec Karl Geigy et Achilles Bischoff, il fonda la Compagnie du Central-Suisse (1853), qu'il présida jusqu'en 1856. S. s'était prononcé en 1852 déjà pour la construction d'une ligne au Gothard. Président de la Société de bienfaisance et d'utilité publique de Bâle (1848).

Sources et bibliographie

  • Fonds, StABS
  • H. Bauer, «Johann Jakob Speiser (1813-1856)», in Schweizer Pioniere der Wirtschaft und Technik, 18, 1967, 103-131
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En bref
Dates biographiques ∗︎ 27.2.1813 ✝︎ 8.10.1856