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Employés

Le terme d'employé (la première mention en français date de 1723) est utilisé en Suisse romande depuis le début du XIXe s. au moins. En Suisse alémanique, son pendant Angestellte, apparu à la fin du XIXe s., remplaça dans le monde du travail et l'usage quotidien divers termes qui désignaient les activités modernes techniques et commerciales, abolissant ainsi les frontières entre les professions. Première codification nationale en droit des contrats, le droit des obligations de 1881 ne faisait encore aucune différence entre ouvriers et employés; elle fut seulement introduite dans la version de 1911. A partir de 1918, des règlements d'entreprise et des conventions collectives consignèrent dans une forme assez floue ce qui distinguait les employés des ouvriers, à savoir un catalogue de privilèges: de plus longs délais de préavis, la mensualisation de la rétribution, le maintien du salaire en cas de maladie ou d'un empêchement n'impliquant pas la responsabilité de l'employé, ainsi que l'octroi de vacances. En Suisse, le terme d'employé n'a jamais atteint le sens très spécifique qu'il a eu en Allemagne, tel qu'il fut ancré dans les assurances sociales. Toutefois, dans la vie quotidienne, la politique sociale et l'organisation professionnelle, des différences considérables entre le statut d'employé et celui d'ouvrier ont existé; elles se sont nettement estompées depuis les années 1960. Outre l'usage existant dans la vie active et dans la législation, l'histoire sociale récente a adopté ce concept. Elle en donne une définition large, impliquant un groupe social qui a un mode de vie et une conscience de soi propres à la classe moyenne et voit les ouvriers et la bourgeoisie comme des étrangers.

Quelques données chiffrées

Dès le début du XXe s., le nombre total et les catégories d'employés furent relevés de manière de plus en plus précise par les recensements fédéraux. Pour l'époque précédente, on en est réduit à des estimations. S'élevant seulement à un modeste pourcentage vers 1900, ce groupe connut un formidable développement à long terme, qui ne se fit pas cependant de manière uniforme. Entre 1890 et 1920, la croissance fut particulièrement marquée; de 1920 à 1945, elle se ralentit fortement, à l'exception de la seconde moitié des années 1920. Après 1945, le nombre des employés augmenta à nouveau si massivement qu'à la fin des années 1970 il dépassait celui des ouvriers. Cependant, à partir des années 1960, de plus en plus d'employeurs accordèrent le statut d'employé à des groupes d'ouvriers qualifiés désireux de l'obtenir, raison pour laquelle les données fournies par les recensements de 1970 et de 1980 perdent de leur pertinence. Pour la première fois depuis 1900, le recensement de 1990 renonça donc à enregistrer séparément ouvriers et employés et fondit dans une seule catégorie ouvriers et employés subalternes. Le chercheur en est ainsi réduit, comme pour la fin du XIXe s., à additionner une multitude de métiers, dont la somme ne donne qu'un ordre de grandeur peu probant. Le phénomène reflète un aspect important de l'évolution historique: un groupe social, d'abord hétérogène et insignifiant, après avoir gagné en ampleur et en cohérence, voit ses contours s'estomper à nouveau après la Deuxième Guerre mondiale, malgré une croissance numérique encore accélérée.

Nombre d'employés 1900-1980

Année 19001920194119601980
Total des employés134 224264 598348 142633 4701 324 592
Pourcentage des personnes actives9,1%14,9%17,5%25,2%42,8%
Par branche et par secteur     
 Industrie39 58269 179107 110234 979379 890
 Commerce26 35949 52563 409124 791254 002
 Banques et assurances5 63518 77626 92745 950118 327
 Transports, communications13 94333 17029 70853 26693 796
Par profession et par sexe     
 Commerce, personnel administratif32 64072 57299 800195 050360 516
 dont femmes12,6%29,5%32,1%42,8%61,5%
 Personnel de vente17 42032 24636 53471 899129 552
 dont femmes90,0%84,0%89,2%87,7%83,8%
 Techniciens, ingénieurs, architectes, chimistes-a-a16 75235 16252 830
 dont femmes--0,3%0,5%1,8%
 Dessinateurs-a-a6 75422 01433 340
 dont femmes--4,2%4,7%17,8%

a pas de données

Nombre d'employés 1900-1980 -  recensements fédéraux; auteur

Monde du travail et formation

Les activités des employés sont généralement difficiles à cerner et à distinguer de celles des ouvriers. En règle générale, les employés travaillent plutôt dans le traitement des informations, dans les postes de surveillance et de contrôle des subalternes ou dans le secteur de la vente. Pourtant ces critères n'apportent à eux seuls aucune certitude sur la position sociale du groupe. Ainsi, jusqu'à la Première Guerre mondiale, le doute planait sur les activités liées à la vente, qui en Suisse, à la différence des autres pays, étaient exercées en grande majorité par des femmes et souffraient par là-même d'un statut particulièrement bas. Le tournant décisif se produisit sous la pression sociale et politique, lorsque, après la Première Guerre mondiale, une minorité de vendeuses commença à se syndiquer dans les grandes villes. Dès lors, les responsables de la formation professionnelle et l'Association suisse des employés de commerce (Société suisse des employés de commerce) s'efforcèrent de revaloriser la profession et d'intégrer les vendeurs au monde des employés pour les tenir à l'écart des syndicats socialistes. Même les contremaîtres n'appartinrent pas d'emblée au groupe des employés car ils provenaient du monde ouvrier et entretenaient d'étroites relations avec les syndicats. Dans leur cas, les tensions avec leurs subalternes, nées de leur droit de commander, associées à l'aggravation de la lutte des classes entre syndicats et employeurs, créèrent des clivages de plus en plus nets vers le bas et augmentèrent leur besoin de s'appuyer sur des groupes qui leur étaient socialement apparentés. Les personnes travaillant dans le domaine technique, la gestion ou la vente constituèrent le noyau des professions les plus qualifiées. Toutefois, les bureaux accueillirent durant les périodes de forte croissance une proportion élevée de personnes moins bien formées, dont toujours plus de femmes après 1900. Les groupes qualifiés suivaient un apprentissage professionnel ou une école de commerce. Les métiers des spécialistes techniques, techniciens diplômés ETS, ingénieurs et chimistes, étaient plus difficiles d'accès et donc mieux considérés et mieux rémunérés. Leur formation dans les sciences naturelles permettait à ces spécialistes de tenir presque entièrement les femmes à l'écart, situation qui s'est peu modifiée jusqu'à aujourd'hui.

Si les techniciens, les ingénieurs et les chimistes furent souvent considérés à l'origine comme des pionniers ou des innovateurs techniques et occupaient en tout cas des emplois de cadres, leur position fut modifiée avant 1914 déjà dans les bureaux techniques des grandes entreprises industrielles d'exportation. Ils devinrent en partie des "techniciens de bureau" et remplirent des fonctions souvent étroitement délimitées dans le processus de la division du travail. Ce phénomène fut encore plus marqué dans le secteur de l'administration commerciale, les plus grandes maisons comprenant des départements de plusieurs centaines de personnes jusqu'en 1920. La spécialisation professionnelle et la division du travail y étaient habituelles, mais les employés les plus instruits pouvaient compter sur de bonnes perspectives d'avancement, car les postes subalternes étaient largement occupés par des personnes peu formées, généralement des femmes. Il faut cependant constater que de telles entreprises sont restées jusqu'à aujourd'hui l'exception, la masse des employés des secteurs techniques et commerciaux travaillant dans de moyennes et petites unités. Les relations avec l'autorité conservaient souvent une touche personnelle, on gardait une vue d'ensemble sur les tâches à accomplir et les aspects bureaucratiques du règlement du travail ne dépassaient pas certaines limites. La forte croissance du secteur administratif dans l'industrie et les services s'accompagna d'une accélération de la division du travail, d'un plus grand formalisme au sein de l'entreprise et de vagues de rationalisation, exigeant de grandes facultés d'adaptation de la part du personnel. Cette adaptation se produisait souvent lors d'un changement de générations, ce qui contribuait à renforcer les tensions. De plus, les entreprises assignaient souvent les tâches routinières particulièrement pesantes aux femmes qui exerçaient cette activité jusqu'à leur mariage, donc généralement durant une période assez brève, ce qui réduisait leurs ambitions professionnelles. Il faut également observer qu'avec les rationalisations, il y avait aussi des gagnants et non seulement des perdants, de sorte que la vision du changement n'était pas uniforme. S'il arrivait que les salaires réels s'effondrent pour la majorité, entraînant des désordres sociopolitiques, comme entre 1917 et 1920, l'insatisfaction était générale, mais elle était surtout le fait des éléments les plus jeunes qui se voyaient lésés dans leurs espérances. De tels facteurs jouèrent un rôle décisif dans le changement de l'organisation des syndicats (associations d' Employés). Il n'est pas question globalement d'un processus de "prolétarisation" à long terme, c'est-à-dire d'un rapprochement général avec la situation des ouvriers, qui se manifesterait par une baisse des revenus. Si ce processus se produisit parfois pour des personnes en début de carrière, il fut souvent surestimé par les contemporains ou donna lieu à des pronostics erronés. C'est après la Deuxième Guerre mondiale, durant la période de haute conjoncture, que le rapprochement entre ouvriers et employés fut le plus prononcé, en ce qui concerne les vacances par exemple. Du côté des employés et de leurs représentants, il ne fut pourtant guère perçu comme un problème, car il passa plutôt pour une promotion sociale des déshérités et non une perte de privilèges pour ceux qui étaient favorisés jusqu'alors.

Modes de vie

Les dépenses, l'habitat, la consommation et les loisirs des employés étaient en partie influencés par les modèles de la bourgeoisie ou de la classe moyenne, mais ils reprenaient aussi la notion traditionnelle du "conforme au rang social". Cependant, la majorité des jeunes employés disposait d'un revenu si modeste qu'il leur restait une faible marge pour organiser leur vie du point de vue social ou culturel. S'installer dans son logis n'était envisageable qu'après le mariage, qui intervenait un peu plus tard que chez les ouvriers. Pour les femmes, qui vivaient généralement en étroite relation avec leur famille, cette revendication resta même souvent insatisfaite jusque dans les années 1950. Phénomène caractéristique, les dépenses complémentaires portaient davantage sur le logement et les vêtements (en partie pour des raisons professionnelles) que sur la nourriture, comme c'était habituel chez les ouvriers. En ce qui concerne le confort de l'habitat, les employés, locataires dans les nouveaux quartiers urbains, dépassèrent entre les deux guerres le standing atteint par les indépendants de la classe moyenne. Pour accéder au niveau de vie qu'ils revendiquaient, les employés limitèrent plus vite que les ouvriers ou les bourgeois le nombre de leurs enfants et adoptèrent systématiquement le planning familial.

Le mode de vie des employés ne doit pas simplement être qualifié de "bourgeois" ou de "petit-bourgeois", bien que ces schémas (concernant les vêtements, le logement et la culture) aient exercé une influence prépondérante. Certes, le démarquage social envers le "bas", auquel ils aspiraient, donna une certaine importance à ces modèles. Mais, de bonne heure déjà, les employés furent attirés par les tendances nouvelles de la consommation de masse, les nouveaux médias ou les nouvelles formes de loisirs. Ainsi dans les années 1920 et 1930, ils furent les pionniers d'un mode de vie qui finira par gagner le monde ouvrier et la bourgeoisie, dont le choix était rétréci soit par des obligations traditionnelles, soit par des possibilités économiques limitées. Les femmes employées dans le commerce jouèrent un rôle capital dans la diffusion des nouveaux modes de vie. Plus souvent issues du monde ouvrier que leurs collègues masculins, elles épousaient aussi plus fréquemment des ouvriers et contribuèrent à atténuer les frontières sociales. La période de l'entre-deux-guerres vit se renforcer la tendance des alliances entre les deux groupes: les ouvriers qualifiés de sexe masculin ressemblèrent désormais davantage aux employés et, à leur tour, ces derniers adoptèrent des opinions qui avaient été jusqu'alors propres aux premiers.

Orientations politiques et sociales

Comme salariés et "petit personnel", la majorité des employés faisait politiquement partie du large spectre libéral-démocrate qui exerçait une influence dominante depuis la création de l'Etat fédéral, mais penchait plutôt pour l'aile gauche réformatrice. A la différence des ouvriers, qui commencèrent à s'écarter de ce courant d'opinion durant le dernier quart du XIXe s. et constituèrent leur propre organisation politique et syndicale, les employés lui restèrent fidèles. Une partie des professionnels qualifiés se considérait également comme les adjoints des patrons et comme de futurs indépendants, ce qui n'était pas du tout irréaliste. Dans la lutte des classes, les employés se rangèrent du côté des patrons, mais non de manière inconditionnelle; ils aspiraient en partie à une prudente neutralité et, salariés, il leur fallait aussi défendre leur cause. A partir de 1905 environ, leurs intérêts apparurent de plus en plus clairement; les années 1917-1920, marquées par des troubles sociopolitiques, contraignirent les employés à prendre davantage conscience de leur statut de travailleurs. Cependant, on n'enregistre pas de grands rapprochements avec les ouvriers, car à la même époque, ceux-ci continuèrent d'évoluer vers la gauche sous l'influence des forces extrémistes. C'est seulement à la fin des années 1920 et pendant la crise économique mondiale que les organisations d'employés et les syndicats ouvriers conclurent une alliance ponctuelle et prudente.

Contrairement à l'étiquette de "petits bourgeois apolitiques" qui leur est souvent accolée, les employés participèrent toujours plus activement à la politique que la moyenne des ouvriers. Mais cette attitude fut moins frappante car leur engagement n'était pas aussi axé sur un camp défini. De plus, il existait de grandes différences sociales à l'interne, qui augmentèrent avec le temps, notamment à partir de la formation d'un véritable groupe de pointe d'employés ayant une fonction dirigeante. Dans la participation au vote par exemple, les différences entre eux et les employés subalternes étaient passablement plus importantes que celles existant entre les seconds et les ouvriers qualifiés. Cependant, ce large éventail n'eut que peu de conséquences pour les orientations sociales et politiques. L'accès au rang de cadres moyens et supérieurs n'était aucunement une perspective irréaliste, notamment pour les employés masculins qualifiés. L'ascension sociale grâce à la formation et aux réalisations individuelles, ainsi qu'une croyance raisonnable dans le progrès restèrent caractéristiques de ce milieu. Les groupes les plus qualifiés, notamment employés techniques et commerciaux, s'attachèrent très fortement à de telles valeurs. Le grand nombre des moins favorisés, qui n'espérait aucune ascension sociale importante, ne put se soustraire à l'influence de ces modèles.

Employés du service public

Si la recherche est très lacunaire en ce qui concerne les employés du service public (administration, transports, communications, énergie, instruction, santé), c'est peut-être en raison de l'hétérogénéité et de la définition peu claire de ces groupes. Leur délimitation par rapport aux fonctionnaires et aux ouvriers est floue. De plus, ce personnel se répartit aux niveaux communal, cantonal et fédéral. Pour ce qui est de l'emploi, les cantons, autrefois en troisième position derrière la Confédération et les communes, sont devenus les employeurs les plus importants depuis 1950 (environ 40% en 1991), phénomène qui s'explique notamment par la délégation des tâches fédérales (fédéralisme d'exécution). Les remarques suivantes s'appliquent en premier lieu au personnel fédéral, mais elles ne différeraient guère pour les cantons et les communes.

Il manqua longtemps des réglementations juridiques uniformes pour définir ce qu'était un employé du service public. Parallèlement à la loi sur le statut des fonctionnaires de 1927, le Conseil fédéral édicta un "règlement provisoire pour les employés" en 1928. En 1947, un règlement général pour les employés, renouvelé plusieurs fois, remplaça les dispositions antérieures plutôt confuses. Le personnel des PTT et des CFF continua de rester soumis à des règlements spéciaux.

Affiche réalisée par Noël Fontanet en vue de la votation populaire du 3 décembre 1939 sur la loi fédérale modifiant le statut des fonctionnaires et les conditions d'assurance du personnel fédéral (Collection privée).
Affiche réalisée par Noël Fontanet en vue de la votation populaire du 3 décembre 1939 sur la loi fédérale modifiant le statut des fonctionnaires et les conditions d'assurance du personnel fédéral (Collection privée). […]

Les employés se distinguaient entre autres des fonctionnaires nommés à vie par leur engagement d'une durée déterminée; ils ne jouissaient pas comme eux de l'échelonnement des délais de préavis. Les deux groupes étaient soumis au devoir de fidélité et à l'interdiction de grève, en vigueur depuis 1927. C'est par la mensualisation de leur salaire qu'ils se démarquaient essentiellement des ouvriers, payés à l'heure ou à la journée (modes de paiement annulés en 1968). L'engagement en tant qu'employé constituait souvent une étape précédant la nomination à la fonction publique. Le mode de classification était moins une question de l'activité exercée que de proportions des forces politiques: à titre d'exemple, durant les débats sur la loi relative au statut des fonctionnaires dans les années 1920, l'Union fédérative des fonctionnaires, employés et ouvriers de la Confédération fondée en 1903 (Union fédérative du personnel des administrations et des entreprises publiques à partir de 1931) exerça une forte pression pour que certaines catégories professionnelles soient mieux cotées. A l'inverse, leur distribution pouvait être modifiée temporairement par mesure d'économie: la proportion des fonctionnaires tomba de 71% à 53% entre 1930 et 1944, celle des employés monta de 15% à 20% et celle des ouvriers de 13% à 22%.

La démarcation entraînée par la politique différencia les employés du service public de ceux de l'économie privée, où les influences de la société, de la profession et du marché étaient plus fortes. A titre d'exemple, les administrateurs des bureaux de poste et de télégraphe dans les campagnes, les facteurs ruraux, les femmes garde-barrières et les assistantes de bureaux étaient considérés vers 1930 comme des "employés permanents" qui ne pouvaient pas devenir fonctionnaires. L'utilisation de termes de l'économie privée est trompeuse: les fonctionnaires et les employés de la Confédération étaient en fait souvent des ouvriers en raison de leur activité professionnelle et de leur salaire. La discrimination de la main-d'œuvre féminine, pratiquée fréquemment, reposait elle aussi sur une décision politique. Lorsque la pénurie de personnel régnait, comme ce fut le cas entre 1870 et 1888 dans le service des télégraphes, les femmes purent accéder à la fonction publique.

Les rétributions du secteur public s'alignèrent sur celles de l'économie privée. Cependant, les salaires étaient plus stables en raison de leur fixation politique, ce qui constituait un avantage en période de crise, alors que la haute conjoncture était relativement défavorable. La sécurité de l'emploi et l'introduction précoce de la sécurité sociale, qui faisaient défaut dans l'économie privée, furent d'une grande importance. A partir de 1921, les ouvriers, les fonctionnaires et les employés de la Confédération purent bénéficier d'une assurance vieillesse avec une retraite maximum de 70% du salaire assuré.

Sources et bibliographie

  • H. Durrer, Die Entwicklung des Personalbestandes im öffentlichen Dienst der Schweiz, 1967
  • E. Lobsiger, Personalpolitik und Personalrecht der schweizerischen Eidgenossenschaft seit Gründung des Bundesstaates, 1975
  • H. Dickenmann, Das Bundespersonal in der Wirschaftskrise 1931-1939, 1983
  • M. König et al., Warten und Aufrücken, 1985 (avec bibliogr.)
  • Y. Bühlmann, K. Zatti, Frauen im schweizerischen Telegrafen- und Telefonwesen 1870-1914, 1992
  • M. König, «Die Angestellten neben der Arbeiterbewegung», in Hist. sociale et mouvement ouvrier, éd. B. Studer, F. Vallotton, 1997, 119-135 (avec bibliogr.)