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Accords d'Evian

La délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) sur les marches de l'hôtel du Parc à Evian le 20 mai 1961 (Musée national suisse, Actualités suisses Lausanne).
La délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) sur les marches de l'hôtel du Parc à Evian le 20 mai 1961 (Musée national suisse, Actualités suisses Lausanne). […]

Le 18 mars 1962, le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) concluaient à Evian les accords mettant fin au conflit déclenché en novembre 1954 par les nationalistes algériens. La France acceptait l'indépendance de l'Algérie. Après l'échec de pourparlers à Melun (près de Paris) en juin 1960, ce sont les bons offices de la Suisse que sollicita le GPRA et que souhaita Paris. En novembre 1960, le chef de la diplomatie suisse, Max Petitpierre, autorisa l'un de ses diplomates, Olivier Long, à répondre positivement aux sollicitations dont il avait été l'objet. Début janvier 1961, Long fit part au ministre français des Affaires algériennes du désir algérien d'entrer en contact avec Paris. La Suisse fut dès lors associée aux négociations qui aboutirent au cessez-le-feu en Algérie, instauré par les accords d'Evian. Des rencontres entre Algériens et Français eurent lieu à Lucerne, à Neuchâtel, puis dans des localités proches de la frontière suisse, à Evian, Lugrin, aux Rousses, les émissaires algériens s'étant installés en Suisse. La diplomatie suisse et les services de sécurité - police et armée - fournirent des prestations de tous ordres pour faciliter ces rencontres. La contribution de la Suisse au règlement du conflit franco-algérien constitue le chapitre le plus remarquable de sa diplomatie des bons offices.

Sources et bibliographie

  • O. Long, Le dossier secret des accords d'Evian, 1988
  • R. Malek, L'Algérie à Evian, 1995
  • Politorbis, 31, 2002